Le Team Louit-33 croise les doigts

Le Team Louit-33 croise les doigts

Article Sud-Ouest du 19/09/2013 Par Thierry Vautrat
Performante mais malchanceuse depuis le début de la saison, l’équipe bordelaise espère remporter sa catégorie sur la grande épreuve sarthoise ce week-end.

Pilotes, mécaniciens et responsables du Team Louit-33 croisent les doigts ! À deux jours du départ des 24 Heures du Mans moto, toute l’équipe bordelaise espère que la poisse, qui la tenaille depuis le début de la saison, lui laissera un peu de répit. Et lui permettra de tenir les objectifs fixés pour la course sarthoise, remporter la catégorie Stock (moto de série) et finir parmi les cinq premiers, ce qu’elle n’a pas encore réussi à faire cette saison.

Elle n’a pas eu de chance en effet dans les deux précédentes épreuves de son programme, le Bol d’Or en avril et les 8 Heures d’Oschersleben au mois d’août. Dans ces deux courses, les trois pilotes maison, Emeric Jonchière, Florian Marino et l’Italien Lorenzo Salvadori ont prouvé leur vélocité au guidon de leur rutilante Kawasaki rouge et verte, traitant d’égal à égal avec les meilleures écuries du plateau.

Le strike de Checa

Au Bol d’Or, la Kawasaki n° 33 figurait à la 6e place, lorsque Florian Marino fut victime d’une chute. En Allemagne, le même Florian Marino caracolait à une excellente 3e place, faisant la nique à quelques motos d’usine, dont la Yamaha de David Checa. Lequel, piqué au vif, se montra trop optimiste sur un freinage et vint heurter le bolide du Team Louit. « On a perdu 40 minutes. Sur une course de huit heures, c’était finir pour nous », témoigne Frédéric Louit, le patron de l’écurie.

Qu’en sera-t-il au Mans ce week-end ? Le Team-33 espère rééditer sa course de l’année dernière. Avec Loris Baz, passé depuis en Superbike, ils avaient réussi à terminer 7e et à remporter la victoire en Stock. Non sans avoir occupé la 3e place en début d’épreuve. Pour cela, l’équipe s’est bien préparée. Elle dispose de trois motos, une pour les pièces de rechange, l’autre pour les essais et une moto neuve préservée pour la course.

À l’aise sous la pluie

Soutenue par Michelin qui suit ses performances avec intérêt, elle dispose de pneus plus que performants, testés en essais privés. Quant aux pilotes, formés à l’école de la vitesse, ils filent sur le bitume et se jettent dans les virages, avec la virtuosité des meilleurs. Emeric Jonchière, le plus âgé, le plus expérimenté des trois, sert de grand frère et de conseiller à ses jeunes coéquipiers, Florian Marino et Lorenzo Salvadori.

Une chute ? La pluie ? « Une chute est toujours possible », observe Frédéric Louit. « Quant à la pluie, elle ne nous gêne pas. Nous avons de bons pneus et nos pilotes tournent entre une et trois secondes plus vite que les autres quand l’adhérence devient précaire. Nous serions heureux de rouler sous la pluie ».

Mais on n’annonce pas d’averses ce week-end, ce qui élimine certains impondérables. Tout est donc en place pour signer une belle performance. Mais il n’est pas exclu que les pilotes ne glissent une patte de lapin à l’intérieur de leur combinaison. Histoire de conjurer le mauvais sort.