Le regard du chef mécanicien

Le regard du chef mécanicien

Interview de Benoît Leveillard, chef mécanicien du team depuis 2012.

Comment es-tu arrivé dans le milieu de la moto ?

Je pense que c’est depuis toujours, je dois avoir ça dans le sang parce que de tout jeune à aujourd’hui je n’ai jamais arrêté. Mes loisirs ont toujours tourné autour de ça, ma formation professionnelle aussi, des études au travail je n’ai connu que ça et ne peux pas m’en passer. J’ai fais un CAP, BEP et Bac Pro mécanique, puis j’ai continué ma formation avec le Junior Team. J’ai été ensuite pendant 2 ans et demi chez Kawasaki France (SRC #11) avant de prendre la décision de créer mon propre atelier de compétition où je fabrique entre autre des pièces et réservoirs pour d’autres teams. En même temps j’ai continué la compétition pendant 2 ans dans d’autres teams avant d’arriver chez Louit Moto 33 Traqueur.

Après l’abandon suite à une panne électrique aux 24H Motos comment appréhendes tu les 12H de Portimao ?

Je suis motivé plus que jamais car malgré ce petit soucis technique qui nous a beaucoup coûté suite à diverses coïncidences nous sommes compétitifs. Malgré une nouvelle moto qui est arrivée tard avec laquelle on a pas pu faire beaucoup d’essais on est quand même très motivés. Je suis très fier de l’équipe et des pilotes qu’on a au jour d’aujourd’hui donc je crois beaucoup en cette prochaine course. Notre seul objectif est de gagner !

Ce circuit faisant son entrée dans le championnat, son tracé est inconnu de l’équipe technique comme des pilotes. Comment allez vous gérer les préparations et les réglages ?

Nous avons la chance d’être plutôt une équipe bien appréciée alors on a quand même quelques infos d’autres teams et pilotes donc on n’arrive pas avec zéro infos. La découverte du circuit sera la même pour tout le monde, ce sera une occasion de plus pour prouver la motivation de chacun.

C’est sans doute l’un des plus durs techniquement de part son revêtement et ses nombreuses bosses qui risquent de malmener tant les pilotes que la moto. Cela ajoute t il une pression supplémentaire ?

Je dirai quelque part que pour nous non, mais il est clair qu’on réfléchira quand même aux sorties de courbes car oui c’est un circuit qui est technique pour les pilotes et on en prendra compte pour la stratégie de course (si doublage de pilote, un sur deux, etc..)

Entre deux courses qu’y a t il à faire sur les motos ?

Une révision générale avec démontage et contrôle si pas d’usures anormales sur les pièces types faisceau, passage de durites, etc.. On contrôle que rien ne soit endommagé et que tout soit monté comme il faut. Puis il faut s’atteler à la révision des pièces nécessaires pour la course d’après (boîte de vitesse, moteur, chassis...) et repréparer les pièces de chute (si chute il y a eu).

Quels conseils donnerais tu à un jeune qui rêve de devenir mécanicien de compétition ?

Change d’avis ! Fais de l’intérim tu gagneras mieux ta vie (rires). Non j’déconne ! Mais il faut prendre en compte que c’est beaucoup de travail, de passion et énormément d’investissement.
Alors si c’est ton rêve FONCE, pour les bons il y a forcément de la place.

Interview faite à la veille du départ pour les 12H de Portimao 2016.